Philippines - Récit
Philippines
Notre arrivée aux Philippines marque aussi la fin de notre « Tour du Monde », dernière étape qui nous fait réaliser que cela fait déjà un an que nous sommes sur la route…. Une amie de Matthieu nous accueille dès notre arrivée à l’aéroport. Rapunzel (Rap), a réalisé ses études en Europe et a décidé de revenir dans son pays d’origine pour devenir Diplomate. Comme toujours, découvrir une région à travers une personne locale nous permet de rentrer rapidement au cœur du pays. Rap, en vrai diplomate, nous fait découvrir Manille et la culture Philippines sous toutes ses coutures.
Le père de Rap, surnommé Ninang (le parrain), est un ancien haut policier de Manille et il a une passion insolite… les combats de coqs ! Il détient un élevage à l’extérieur de la ville où plus de 300 coqs sont entretenus, nourris et entraînés avec le plus grand soin. De bon matin, nous sommes conviés à l’accompagner pour voir deux de ses coqs en compétition. Dès l’arrivée au lieu du combat, nous entendons la cacophonie qui y règne avant même d’être entrés.
Première étape pour les combattants, le placement de la lame sur leurs pattes. Ce rituel, presque religieux, « compte pour prêt de 40% dans la victoire » nous explique le préparateur. Male axée et c’est la défaite assurée !
Un combat de coq dure 2 minutes en moyenne… 2 minutes pendant lesquelles la mort ne tient qu’à un fil. Nous nous plaçons dans les gradins face au ring en première loge. Tout d’un coup un brouhaha de plus en plus fort résonne dans l’arène – c’est le premier combat qui commence mais pas celui auquel nous nous attendions. Tous les spectateurs se mettent à faire des signes en hurlant leurs paris jusqu’à tant qu’ils s’accordent avec « un bookmaker ».
Les préparateurs quant à eux sont sur le ring, et dans un rituel codifié, positionnent leur coq face à face, prêts à en découdre. La cloche sonne, le plus agile des deux s’abat sur son adversaire dans un nuage de plume soutenu par les hurlements proches de la démence d’une salle en furie. L’arbitre intransigeant s’attache au respect du règlement et repositionne les volatiles si besoin. 30s, 40s, 50s – ca y est, la lame a tranché, un coq est à terre inerte, marquant le retour d’une certaine discipline dans la salle …
Rap nous organise un week-end plongée sur l’île de Dumaguete. Quelques jours de farniente bien mérité où tous les clichés de la carte postale sont réunis : plage de sable blanc, palmiers, dauphins et cocktails au couché du soleil. Trois jours de bonheur loin de la pollution et du chaos qui règne dans la capitale.
Nos derniers jours sont rythmés par nos derniers entretiens et la découverte de la vie locale. Rap nous fait vivre « à la Philippines » de jour comme de nuit, nous initie au badminton et à à la cuisine locale. Nous assistons aux répétitions privées d’un groupe de rock philippin. Un jeune groupe en devenir à qui nous avons emprunté un morceau pour réaliser la bande son de la vidéo Philippines !
Il est maintenant venu le temps de partir, le projet touche à sa fin. C’est avec des souvenirs plein la tête et le cœur remplie de rencontres que nous nous dirigeons vers l’avion qui nous ramène a Paris. Il nous faudra quelques temps pour digérer cette aventure, tant la richesse et les contrastes auront été forts. Ce dernier récit n’est pas un adieu mais un au revoir avant de prochaines aventures !